Famille
originaire du Nord, je nais Christiane Adélaïde
RICHARD, le
28 Septembre 1924, à Paris
où je vis
avec mes parents, mon père Gaston RICHARD, industriel,
résolument poète
à ses heures libres.
Ma
mère cantatrice, mezzo soprano, chante à
l'opéra comique sous le nom d'Amelia Delecluse.
Grand esprit
de tolérance chez mes parents; ils comprennent,
comme
ils disent : « le
Monde de leur fille. »
, beaucoup d’amour entre nous trois, qui ne se
démentira
jamais au cours de la vie.
Nous nous racontons tout. Pas de
barrière
entre nous. Beaucoup de gaieté. On rit ensemble.
Bien
sûr,
je suis enfant unique ! La musique emplit la maison.
Moi, je
suis une enfant fragile (de celles qui « ramassent
tout »), solitaire, sauvage avec
amabilité, grave
et rieuse à la fois, aux écoutes, constamment en
proie
à un flot de question que je m’acharne
à ne pas
laisser sans réponse.
Le tout premier sentiment dont je me
souvienne ?
La déception que me cause le monde des
gens,
leurs façons, leurs duplicité, leurs mensonges,
leur
faux savoir, leur suffisance. Je
« devine »
toujours ce qu’il y a derrière eux. Je vois que ce
n’est
pas beau, peu sincère. Et je ressens cela violemment.
A
l’intérieur de mon Etre, se trouve,
très vif,
irréfutable (et, hélas, inexprimable à
cause de
mon trop jeune âge, ce qui me fait souffrir) la certitude
d’autres valeurs, d’autres
vérités, d’autres
apparences aussi que celles présentées par ce
monde. Je
me sens étrangère à cette terre.
(Pourtant, je
l’aime) Outre cela : je me sais
en exil…
Alors,
prudente, circonspecte, je m’applique
« à bien
faire comme tout le monde », dans le souci bizarre
(pas
tant que cela ! la vie me l’apprendra par la suite)
« de
ne pas me faire repérer » !
Donc, première
vérité : « je suis
d’Ailleurs »
( ! )
Je sors de toutes mes maladies enfantines, chaque fois avec un
progrès de l’être, elles sont des
tremplins.
Par
exemple, on n’a jamais su comment j’avais appris
à lire :
en sortant d’une scarlatine gravissime, je lis
couramment… et je
n’ai plus arrêté depuis.
Dans
l’enfance, tout y
passera. Mais, d’abord, le dictionnaire :
c’est mon ours en
peluche à moi, je dors avec. A dix ans, Anatole France,
Balzac, George Sand, Flaubert, Zola, Gauthier, Hugo etc… y
passent.
Et y repassent car je relis !
Ma vie intérieure enfantine est intense.
Tout est
méditation,
tout est sujet d’observation, de
réflexion.
Je
« devine »
toujours mieux. Je veux comprendre. Il me faut des réponses.
Et je m’apercevrai vite que ce ne seront pas celles que me
fournira
« l’enseignement classique et
obligatoire ».
Je joue beaucoup. Les poupées, ...pouponner ?
Fi !
Je
fabrique moi-même mes " êtres "
( des petits personnages – j’aime les miniatures
– fait
d’épingles-neige gainées de coton
à broder,
habillées et peintes).
Au fond, je joue au
démiurge,
lançant ces personnages dans de fantastiques aventures, dans
des sortes de quêtes .
J’ai
retrouvé trente ans après, une petite magicienne
aux
cheveux carotte, jadis condamnée "à la
pendule à perpétuité " : elle
était toujours dans la pendule de ma grand mère.
Je
l’ai libérée de sa
« perpétuité » !
Dès le début des études,
j’ai détesté,
comme non conforme à mes désirs de savoir : l'Ecole,
ses méthodes, ses relents de
médiocrité, son
enseignement faussé de banale confection ; je
n’ai pas
mieux aimé le lycée. Par souci de politesse, je
fus bonne élève .
Mais
j’étudiais, oh ! combien, seule,
d’autres
choses, moins orthodoxes, où je sentais bien que se
trouvaient
''mes Portes.'' Et je n’ai pas cessé depuis.
De
sorte que,
peu à
peu, l’astrologie, la théosophie, le symbolisme,
les
religions, le folklore, les coutumes, le Grand Passé et les
Vastes Ailleurs, le Tarot et ses Arcanes Vivants, la Tradition "Une",
la Rose+Croix, l’Alchimie, m’ont vraiment nourrie
et me
nourrissent encore, là où mon Etre avait (et a
toujours)
essentiellement faim.
Et moi, que le monde apparent ne satisfaisait pas, j’ai vite
compris combien passionnément, j’aimais par toutes
mes
fibres cet Humain, l’Homme de cette Terre, l’Etre
qui n’ose pas
affronter son immense merveille, ce prisonnier déchirant et
déchiré qui se confine lui-même dans
son
étroitesse de convention.
Les certitudes internes se sont
faites vérités. Le sens de ma vie m’est
apparu. Et
j’ai voulu dire ce que je sentais, ce que je savais, ce que
j’avais
patiemment retrouvé, rassemblé, cette
même
lumière exprimée par mille facettes,
j’ai voulu
rendre à l’Homme, par mon travail
d’écriture, la
vérité de sa puissance voilée, le
ramener à
lui-même, à sa naturelle transcendance,
à ses
célestes origines, à toutes ses divines
possibilités.
J’ai écrit dès l’enfance,
puis dans l’adolescence,
des poèmes. J’en écris toujours.
Ils
sont peut-être
bien les clés de mon œuvre de
romancière, d’ancêtre
conteuse.
Car je me suis sentie toujours si ancienne !
Poèmes
ésotériques, initiatiques.
Dons d’Amour.
Puisque Amour est Connaissance.
Ce qui initie, c’est le « Cerveau du
Cœur ».
Pas l’intellect, pas le Mental.
Et je me défends
d’être
une intellectuelle !
Le monde onirique m’a instruite, cela très
tôt. Par
mes rêves, j’ai appris, j’ai
été guidée.
Alors, les sources mémorielles se sont ouvertes, puisque je
ne
refusais pas, au nom d’un conformisme, ce qui
m’était
ainsi proposé.
Issues de la vie nocturne, elles sont
apparues
ensuite dans la vie diurne.
J’ai retrouvé
progressivement
ainsi, mes Vies Antérieures.

1950,
Un premier
mariage… qui liquide un karma.
J’attends depuis
l’adolescence « celui qui doit revenir,
celui de tout
temps connu ».
Je connais par avance sa voix, ses
marques
physiques.
Je guette. C’est long…
J’écris toujours.
J’étudie plus encore.....
L’inspiration foudroyante du grand
cycle des Chroniques
réincarnationnelles me tombe dessus un jour, tout le
mécanisme
de travail à accomplir se révèle avec
tous ses
détails.
Mais la maladie m’engloutit encore. Toute
ma vie
est toujours extrêmes souffrances physiques.
J’y
apprends
l’extrême patience.
La fin de mon premier mariage me
verra
épuisée, ne voulant plus vivre, je divorce..
La
mort
s’approche de moi. Je la désire alors…
Et je m’en sors !
Nous sommes en 1961.
J’avais plusieurs années auparavant
retrouvé Kerlam,
peintre ésotérique, mon mari à
présent.
Retrouvé et reconnu. Car lui qui m’attendait aussi
me
retrouvait et me reconnaissait dans le même instant.
Mais il était alors pour nous impossible de vivre ensemble.
Il
fallut encore attendre de longues années que nous
crûmes
sans espoir.
En Novembre 1964, ensemble, nous quittons Paris pour aller vivre dans
un
village d’Ardèche, à Saint-Montan
où mes parents, âgés,
nous rejoignent.

Ensemble, nous approfondissons nos études
ésotériques car, bien sûr, nous avons
la même
démarche dans le monde, les mêmes soucis, de
« comprendre ».
Nous
échangeons sans
cesse les fruits de nos méditations, de nos
révélations.
Tout est partagé : nous nous sentons un seul
être,
bi-polaire, et qui permute ses pôles secrets.
Kerlam peint des tableaux fantastiques, oniriques, initiatiques.
Moi,
j’écris le début de mon Cycle.
Enfin,
j’envoie le premier roman '' Kobor
Tigan’t, Chronique
des Géants "
à notre ami Guy Tarade

lequel me recommande
alors à
Robert Charroux, son épouse Yvette lit en
premier, et s’enthousiasme.
Charroux lit à
son tour… et me présente très vite
à Robert
Laffont, le jour même où les premiers astronautes
posent
le pied sur la lune !
C’était en Septembre 1969, Monsieur Laffont aima
le livre, me fit confiance pour la suite. Et la
Collection « Les Portes de
l’Etrange », avec
sa couverture or, inaugurée pour Kobor
Tigan’t ,
fut créée et accueillit l’un
après l’autre
mes autres romans du cycle des Chroniques >>
(
Autobiographie écrite le 30 mars 1979 )
Enfin
dans le bonheur....entre amis à Saint Montan en Ardèche.
. 
<<Une mémoire ». Oui, avant tout, Christia Sylf
est…, ou
était,… une fantastique «
mémoire ancestrale ».
Mémoire
de la Vie…
mémoire des Vies…
mémoire de Nos Vies…
mémoire de la Vie de cette planète et de ses
Humanités…
Et
lorsque nous nous sommes « retrouvés
»…
-
Elle :
« la Dame soleil »
-
Moi : «
l’ Homme de la
Terre »,
dans cette présente vie… ce fut comme une
explosion !...
Explosion
de joie et d’amour.. qui déclencha « une
feu
d’artifice de souvenirs surgis de tous nos passés
» et
l’intime sensation profonde, tenace, indestructible, de
«
savoir » que nous ne nous étions jamais
quittés
réellement… et que nos vies et nos
destinées étaient
liées à jamais…
éternellement soudées !
Une
fulgurante vue d’ ensemble synthétique,
multiforme,
intemporelle et cependant cohérente, jaillissait !
Les
présences et les absences de l’Un avec
l’Autre, au cours
du temps… des années… des
siècles… des
millénaires… sont comme les jours et les nuits et
vont, en
se succédant selon les rythmes définis aux Plans
Déifiés Inconnaissables, mais toujours
présents,
où la tâche prescrite et les rôles
à jouer
par chacun ne sont révélés aux
acteurs… qu’à
l’ouverture du « rideau » du grand
théâtre
de la vie, pour la scène prévue en
l’instant limité
par le Scénario et le Metteur en Scène.
Associés
à jamais, partenaires en esprit en toutes ses formes et ses
densités. Béni fut le jour où il nous
fut
autorisé d’en être conscients.
Il
nous fallut tout connaître de la vie et des rapports humains.
Tout apprendre de l’Amour dans ses formes infinies et prendre
conscience de notre dépendance de l’ ensemble de
l’humanité
de cette planète pour apporter notre aide et notre petite
pierre à la construction de son « Evolution
».
Car
le but est bien là : « L’EVOLUTION
» !
Et
l’évolution générale
commence par l’évolution
de l’individu !
A-pprendre,
c’est-à-dire : prendre avec
l’âme, cultiver sa «
friche interne », devenir son propre jardinier, puis devenir
le
jardinier des autres et cultiver les fruits de la vie.
L’évolution
est infinie et la Vie est Eternelle, comme Dieu son Créateur
!

Avec
« Markosamo le Sage », Christia Sylf
a voulu
rappeler des
faits que nous avons vécus, des modèles qui ont
existé,
des expériences qui ont été faites,
des exemples
à suivre ou à éviter.
Les
grands cycles de vie sont bâtis selon une gigantesque spirale
rythmée par des influences périodiques.
Mais
TOUT est inscrit et répertorié
méthodiquement
dans la vastissime bibliothèque de
l’
Eternel.
Et
grâce aux mémoires ancestrales
gravées
dans les '' Archives Akashiques'' du monde et au
plus
profond de chaque être, il est possible de faire surgir
à
la conscience, les souvenirs d’expériences utiles,
afin
d’éviter le retour d’erreurs
regrettables.
C’est
le but que Christia Sylf a poursuivi dans cette grande saga
commencée
avec : KOBOR TIGAN'T Chronique des Géants.
Cela
avec
l’étude
des réactions caractérielles d’un
groupe archétypal
défini, sous la conduite de KEBELE , le Maître
Intemporel .
Ces connaissances permettent
la rectification
des individus et de leur influence sur les
événements,
car, d’une certaine manière, nous repassons
toujours sur de
semblables rythmes d’influences de la
grande
spirale du destin en évolution constante.
Prenons
par exemple les Atlantes, qui ont eu une
civilisation
ultra-perfectionnée, techniquement et
matériellement
évoluée, ils ont commis des fautes et
des
erreurs
catastrophiques à l’échelle de leur
puissance
technique, qui leur valut l’anéantissement
total… jusqu’à
l’oubli de leur existence !
…
Essayons
d’éviter ces effroyables fautes !
C’est
là l’essentiel du message de Christia Sylf
qu’avec son
immense talent de conteuse-écrivain, elle a
voulu nous transmettre.
Partie
beaucoup trop tôt, elle ne put achever la tâche
qu’elle
s’était imposée, malgré un
travail acharné
et sans trêve, jusque dans ses derniers instants de vie.
Et
je fus le témoin de son souci majeur :
<< ..Je
n’ai pas
terminé
ma tâche…, je
n’ai pas dit tout ce que j’avais à
exprimer… !
Vont-ils
comprendre malgré tout … ?
Bien
sûr, d’autres prendront le relais, je le souhaite,
je le
veux, je l’espère !
Allez
mes frères, mes sœurs…
de
''
là-haut ''j’essaierai de vous aider, de vous
guider, de vous inspirer.
>>
…
Et
c’est ce qu’elle fait !
Atteinte
d’un mal inexpliqué, un œdème
généralisé
dont aucune analyse ne put déterminer l’origine et
qui
disparut soudainement sans laisser de traces… mais, qui fut
suivi
quelques jours plus tard d’une
hémiplégie droite, lui
interdisant d’écrire malgré des efforts
désespérés
durant trois semaines.
Elle
n’a jamais formulé la moindre
plainte…parfaitement
consciente de son état et prévoyant son
départ à
quelques heures près….
Christia
Sylf a "transité" dans la plus grande
sérénité
et dans une conscience absolue, à Entrevaux dans le
département des Alpes-de-Haute-Provence, le 28 novembre 1980
à 2 h15 du matin,…en
disant à l’infirmière de nuit :
-
Au
revoir, Madame, je pars… on m’attend !

Dès
après son départ, elle a donné des
preuves de sa
survie et de ses nouvelles activités…
Toutefois,
dans un « communiqué », elle nous a dit
qu’on
l’avait rappelée plus tôt que
prévu…
parce
qu’elle allait révéler
prématurément
des secrets sur les relations entre les deux plans de vie !
Mais
son action dans le but qu’elle poursuit se continue
intemporellement avec d’autres Grands Etres de ce monde sur
les
deux plans, les deux côtés du " VOILE " ...>>
(Texte
de Kerlam - Préface du roman " MARKOSAMO LE SAGE -
Chroniques d'Atlantide " )
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- Saint-Montan - 2007